Source: Alamy Stock Photo
Alec Stewart défend la stratégie anglaise avant Brisbane malgré la polémique autour du match manqué à Canberra
L’ancien capitaine anglais Alec Stewart a vivement soutenu la décision de l’équipe d’Angleterre de conserver son plan de préparation initial pour les Ashes, en dépit des critiques suscitées par l’écrasante défaite en deux jours face à l’Australie à Perth—la première défaite en deux jours dans les Ashes depuis 1921.
Alors que plusieurs observateurs estimaient que le match en ballon rose disputé à Canberra par les England Lions représentait une occasion idéale de préparation avant le deuxième Test à Brisbane, l’Angleterre a choisi de ne pas envoyer les joueurs ayant participé au premier Test. Seuls Jacob Bethell, Josh Tongue et Matthew Potts—non utilisés à Perth—ont rejoint la sélection des Lions.
Cette décision a été accueillie froidement par certains anciens joueurs : Michael Vaughan l’a qualifiée de “nonsense”, et Jonathan Agnew, commentateur à la BBC, a parlé d’une “situation étrange”. Pour Stewart, ces réactions passent à côté de l’essentiel.
“Lorsque vous êtes au cœur du groupe, vous devez rester fidèles à vos choix,” a déclaré Stewart à la BBC. “Les décisions doivent servir l’équipe, pas satisfaire les observateurs extérieurs.”
La fenêtre exceptionnelle de 11 jours entre les deux Tests a nourri le débat autour d’un éventuel déplacement à Canberra. Stewart estime toutefois qu’une défaite rapide ne doit pas pousser le staff à modifier un programme fixé depuis longtemps.
“Si l’Angleterre avait gagné en deux jours, personne ne leur demanderait d’aller à Canberra,” rappelle-t-il. “Ce n’est pas parce qu’un match tourne mal qu’il faut tout changer.”
Le staff anglais, dirigé par Brendon McCullum et Ben Stokes, considère que des séances ciblées au Gabba offrent une préparation plus pertinente que des conditions de jeu à Canberra—où la surface plus lente et le climat plus frais ne reproduisent pas le rebond et l’humidité tropicale de Brisbane.
Certains joueurs ont profité du temps libre pour jouer au golf ou visiter un aquarium, soulignant aussi l’importance du relâchement mental et de la cohésion du groupe. Stewart met en garde contre un retour aux méthodes disciplinaires des années 1990, souvent surnommées « naughty boy nets », inefficaces selon lui.
“On ne renforce pas un groupe en le punissant,” affirme-t-il. “Le calme, pas la panique, fait progresser une équipe.”
Les statistiques montrent l’ampleur du défi : l’Angleterre n’a plus gagné à Brisbane depuis 1986 et affiche seulement deux victoires en sept matchs joués en ballon rose. L’Australie, elle, a remporté 13 de ses 14 Tests disputés en nocturne, avec un Mitchell Starc particulièrement redoutable après ses dix wickets à Perth.
Malgré cela, Stewart appelle à la sérénité.
“C’est dans l’adversité qu’on juge une équipe,” dit-il. “McCullum et Stokes sont des leaders d’expérience. Il faut les laisser suivre leur plan.”
L’Angleterre reste sur une série de 16 Tests sans victoire en Australie, une disette remontant à 2011. Pour Stewart, le travail doit être évalué sur la cohérence et la qualité de préparation, non sur le vacarme extérieur.
“Tant qu’ils suivent la bonne méthode et donnent le meilleur d’eux-mêmes, ils peuvent être jugés équitablement—quel que soit le résultat.”
Retrouvez toute l’actualité du cricket, les analyses des Ashes et les dernières informations sportives sur Betway Arabia.