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Sous pression maximale, Alonso vacille après la victoire maîtrisée de Manchester City au Bernabéu
La soirée aurait dû être un moment de réaction pour le Real Madrid, mais Manchester City a transformé le Bernabéu en terrain d’incertitude. En s’imposant 2-1, l’équipe de Pep Guardiola – sifflée à son entrée en raison de son passé barcelonais – a plongé Xabi Alonso dans une zone critique, où chaque match semble désormais un examen de survie.
Malgré les rumeurs annonçant une décision immédiate, les dirigeants madrilènes ne comptent pas se séparer d’Alonso dans les prochains jours. Cependant, une nouvelle contre-performance dimanche à Alavés pourrait sceller son avenir. Le club, qui s’est déjà réuni après la défaite contre le Celta Vigo, ne pourra pas longtemps ignorer la spirale négative.
Le Real avait pourtant montré un visage conquérant en début de match, récompensé par une frappe tendue de Rodrygo. Mais City a inversé la dynamique juste avant la pause : d’abord grâce à Nico O’Reilly, ensuite via un penalty d’Erling Haaland, dont l’efficacité en Ligue des champions reste sans équivalent moderne — 43 buts en 39 rencontres.
Le silence qui a suivi dans la tribune des ultras traduisait un sentiment profond : le public exige davantage d’intensité et de cohérence. Une série de sifflets entre la 65e et la 71e minute a confirmé que la patience s’effrite. Madrid a poussé en fin de match, mais la conviction que le groupe n’applique pas pleinement les consignes d’Alonso demeure forte.
L’ancien entraîneur du Bayer Leverkusen avait pourtant réalisé un départ remarquable, avec 13 victoires en 14 matchs. Mais depuis la lourde défaite à Liverpool le 4 novembre, le Real n’a gagné que deux fois en huit rencontres. Cette chute de régime s’accompagne de tensions internes sur le style de jeu : Alonso privilégie structure et contrôle, quand plusieurs cadres du vestiaire préfèrent une approche plus agressive et pressante.
Face aux médias, Alonso a refusé de remettre en cause ses joueurs, saluant leurs efforts. Jude Bellingham a lui aussi assuré que l’effectif soutenait le coach. "Personne ne lâche, personne ne baisse les bras," a-t-il affirmé.
Mais la réalité sportive est implacable. Le Real n’est que deuxième en Liga, quatre points derrière Barcelone, et reste dans le top huit de la Ligue des champions uniquement grâce à la différence de buts. Depuis leur sacre en 2022, les Madrilènes ont perdu cinq matchs de phase de groupes — une anomalie pour un club qui considère cette compétition comme son territoire naturel.
Pour le journaliste Juan Castro, le doute n’est plus permis : "La pression est totale. Ce n’était pas une défaite honteuse, mais une défaite de plus. Changer d’entraîneur en décembre est difficile, mais le contexte oblige la direction à réfléchir."
À moins d’un sursaut immédiat, l’avenir d’Alonso à Madrid pourrait s’inscrire dans un compte à rebours déjà entamé.
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